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Situation à AFPTV : l’Intersyndicale interpelle la direction

lundi 13 mars 2017

L’intersyndicale souhaite interpeller la direction sur la détérioration du climat interne et des conditions de travail au service Vidéo à Paris. Elle lui demande solennellement de prendre en compte la détresse des équipes concernées et de résoudre au plus vite les nombreux dysfonctionnements relevés dans une récente lettre de la rédaction, restée à ce jour sans réponse concrète.

Les journalistes décrivent une situation "très tendue" en raison notamment de problèmes de management et d’organisation non résolus, malgré un audit commandé par le CHSCT il y a un an. Les conclusions du "rapport Lépine" présentées en juin 2016 au service étaient déjà alarmantes sur le mal-être au travail.

Aujourd’hui, le personnel fait le constat que rien n’a changé, ce qui se traduit par de nombreux départs, actés ou espérés, un nombre élevé d’arrêts maladie, et un climat délétère ressenti également par les assistants de production.

Afin de pouvoir retrouver "enthousiasme, efficacité et productivité", les salariés attendent des réponses concrètes et urgentes aux problèmes suivants :

  • Un manque d’écoute, d’anticipation et même parfois de cohésion de l’équipe managériale, des dérives bien connues puisque pointées à plusieurs reprises par la psychologue du travail. Les JRI ont la sensation d’être transformés en simples exécutants, ce qui bride leur énergie et affaiblit leur motivation.
  • Une remise en cause permanente du principe voulant que deux JRI couvrent un évènement ou assurent un direct. Trop souvent, un JRI part seul ou avec un apprenti/un stagiaire, ce qui nuit à la qualité du travail en plus d’accroître le stress des équipes sur le terrain, surtout en période présidentielle.
  • Une "réforme de l’édition" annoncée en février sans véritable concertation, moins d’un mois avant sa mise en œuvre, et qui bouleverse le travail quotidien des journalistes (vacation de desk allongée de 7 à 8H, par exemple).
  • Le refus par l’équipe managériale de prêter main forte aux équipes de production, en cas de besoin et à titre exceptionnel, pour des tâches simples (valider des archives, récupérer un envoi quand les équipes sont en tournage, transcrire des sonores, etc.).
  • L’absence de reconnaissance de la réalité du travail des assistants de production, qui est éditorial. Les JRI soutiennent entièrement leur demande de passer dans la catégorie Journalistes.

L’arrivée ce lundi à la vidéo d’une nouvelle directrice doit être l’occasion de s’atteler véritablement aux problèmes qui minent le service depuis des mois, dans le dialogue et le respect des personnes actuellement en poste. L’intersyndicale demande à ce que les salariés soient reçus par la direction, comme promis, et sera vigilante quant aux réponses apportées. Si la Vidéo est érigée comme un axe stratégique prioritaire par la direction, la santé de son personnel doit l’être tout autant.

Paris, le 13 mars 2017
L’Intersyndicale (SNJ, SGJ-FO, CFDT, SNJ-CGT, SUD, CFE-CGC)