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Suppression de postes à l’AFP : Un Plan Fries remanié reste un mauvais plan

mardi 22 janvier 2019

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Pressée de supprimer des postes, dès l’été 2019 si possible, la direction a présenté lundi une version remaniée de son plan de réduction d’effectifs censée convaincre les syndicats. Caramba, encore loupé ! Dans son nouveau projet de 14 pages, il y a beaucoup de chiffres, de bons sentiments (« aucun départ contraint »), mais toujours aucune référence à la mission d’intérêt général (MIG) et aux moyens de la satisfaire dans l’avenir. Comment faire tourner l’AFP efficacement, avec toujours moins de personnel ? Signez en bas de l’accord et on en discute ensuite, répond en substance la direction…

Le tour de passe-passe

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Pour « contenir la masse salariale », cette bête immonde qui semble ronger la maison AFP, la direction s’accroche à son objectif initial : réaliser 14 millions d’euros d’économies. Comment ?

Lundi, elle a abandonné son plan initial et la suppression nette de 125 postes (160 départs, 35 créations) sur 5 ans pour un nouveau plan Fries visant la suppression nette de 95 postes (125 départs, 30 créations). Une concession ? Non, en aucune façon. Car la direction exige en contrepartie de rogner le réseau d’expatriation. L’idée consiste à transformer une quinzaine de postes d’expatriés, actuellement pourvus par des statuts siège, en statut local (avec des conditions d’emploi low cost), moins coûteux pour elle.

La direction voulait nous couper deux mains, elle propose désormais de nous amputer d’une main et d’un pied ! Trop généreux… Aucun syndicat ne peut se satisfaire de cette nouvelle piste qui rabote un réseau d’expatriation (actuellement 175 postes) déjà fortement attaqué ces dernières années, et qui limite encore plus la mobilité des journalistes du Siège.

Un sacrifice qui s’ajoute à l’actuel refus de la direction d’augmenter les salaires en 2019 au profit de primes exceptionnelles versées à quelques-uns. Et après déjà six ans de blocage des salaires, la direction avoue en Négociation annuelle obligatoire (NAO) qu’aucune augmentation n’est prévue dans les cinq ans à venir !

Le plan Fries N°2, pour SUD c’est toujours NON

Au global, la direction mise sur un plan de départs volontaires (PDV) conduisant à 87 suppressions de postes de statut siège en 2019-2020, auxquelles s’ajoutent des départs en retraite anticipés pour 20 personnes sous statut local. Le plan prévoit en outre l’équivalent de 18 suppressions de postes sur les 3 années suivantes (2021-2023). En parallèle, une trentaine de créations de postes sont prévues en 2019-2020, notamment à la vidéo. Par catégorie, cela donnerait :

• Journalistes : 47 départs non remplacés sur 2019-2020 (32 statut siège et 15 en contrat local) et 24 créations de postes.

• Personnel technique et administratif : 60 départs non remplacés sur 2019-2020 (55 statut siège et 5 en contrat local) et 6 créations de postes. Par ailleurs, 18 postes non remplacés sont prévus en 2021-2023.

La direction souhaite maintenant des négociations à marche forcée pour boucler un accord avant l’été 2019. Mais nous nous battrons pour préserver notre mission d’intérêt général.

Pour SUD, un poste en moins, c’est un renoncement de trop !

Toujours d’actualité : « La casse de l’AFP en marche », décryptage du Plan Fries

22 janvier 2019
SUD-AFP (Solidaires-Unitaires-Démocratiques)
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