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CDD, expatriation, postes gelés, RPS… On fait la fête ou bien la tête ?

jeudi 3 septembre 2026

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Des CDD sur le carreau jusqu’à fin 2026, une expatriation en démantèlement, des postes gelés dans la rédaction ou les fonctions supports, du personnel sous pression… Les raisons d’être mécontents se multiplient à l’AFP et pourtant le seul message envoyé par la direction au personnel en cette rentrée est un rappel de son invitation à la fête au siège le 10 septembre. Vu le contexte, SUD appelle au contraire à boycotter cette soirée inopportune, qui vise à faire comme si rien n’avait changé à l’Agence.

Même si nous comprenons le souhait d’une partie des salariés de passer une soirée conviviale avec leurs collègues, est-ce vraiment le moment de trinquer avec la direction ? Pouvons-nous sereinement aller chanter au « karaoké » ou bien nous trémousser sur le « dancefloor », alors que le PDG a lancé en 2025 un plan d’économies qui va changer la face de l’AFP pour des années ? La situation est bien différente de celle qui prévalait lors de la soirée inaugurale du siège rénové en 2022.

Les petits fours feront-ils oublier qu’aucune revalorisation des salaires n’est à l’ordre du jour alors que nous avons perdu 13% de notre pouvoir d’achat depuis l’arrivée de Fabrice Fries à la tête de l’agence en 2018 ? Et que dire du choix de la direction de réduire le recours aux CDD pour financer ses investissements dans l’IA ?

Comment réagir quand on constate (SUD avait prévenu) que la direction casse notre système de mobilité et refuse de garantir un minimum de transparence sur les nouveaux postes en mobilité simple, que ce soit sur les rémunérations ou l’affichage des candidatures ?

Sommes-nous satisfaits des suites de l’audit Sextant ? Quand la direction ne propose guère plus, face aux risques psychosociaux graves mis au jour, que davantage de micro-management. Les fêtards du 10 septembre devront garder en tête que les RH planchent depuis un moment sur une nouvelle conception de l’avancement professionnel basé sur la notion floue et subjective de « savoir-être ». Donc gare aux comportements trop exubérants !

Alors, on fête quoi au juste ? Les syndicats et les salariés peuvent publier autant de tracts et de lettres ouvertes qu’ils le souhaitent, tant que nous ne manifesterons pas collectivement notre mécontentement, la direction ne nous prendra pas au sérieux.

C’est pourquoi SUD appelle les salariés à boycotter la fête du 10 septembre. Un premier geste pour montrer que nous ne sommes pas dupes de la pilule amère que la direction tente de nous faire avaler. Célébrons notre solidarité entre collègues lors de nos propres pots... un autre jour.

Paris, le 3 septembre 2026

SUD-AFP (Solidaires-Unitaires-Démocratiques)